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Béatrice Barbusse, présidente du CNDS



Dans quelles conditions avez-vous été nommée à la présidence du CNDS ?

Cela faisait trois semaines que j'avais été contactée par le ministère des Sports. J'ai été flattée et surprise. Mais en y réfléchissant bien, j'ai un profil qui correspond bien à la fonction, dans la mesure où, à travers les clubs ou la Fédération française de handball (FFHB), je connais le mouvement sportif et ses problématiques depuis 35 ans. Je connais aussi les problématiques des collectivités locales, car en tant que présidente de l'US Ivry, j'ai eu à négocier avec l'ensemble des collectivités du territoire, et je suis depuis un an conseillère municipale déléguée aux sports à Créteil. Etant donné que la présidence du CNDS est une fonction où il faut être dans la médiation et dans le consensus, il est bon de connaître les contraintes et problématiques de vos interlocuteurs.

Le fait que vous soyez une femme a-t-il joué en faveur de votre nomination ?

On ne peut pas prôner d'un côté plus de sport au féminin et plus de femmes dans le mouvement sportif, et de l'autre faire l'inverse. Le ministre souhaitait effectivement que ce soit une femme. Je suis connue pour défendre ardemment le sport au féminin et la place des femmes dans le sport, aussi bien en tant que dirigeantes, entraîneurs, arbitres que pratiquantes. Je suis coresponsable du plan de féminisation au sein de la FFHB. Le fait que je sois une femme a donc compté, on me l'a dit. Et je tiens à préciser que cela ne me dérange pas qu'on me l'ait dit.

De quelle marge de manœuvre disposerez-vous, dans la mesure où le CNDS est placé sous la tutelle du ministère ?

Quand on m'a présenté la mission, et c'est un des critères qui ont fait la décision, le fait que je sois universitaire a beaucoup compté dans la mesure où le ministre m'a fait savoir qu'il comptait sur de nouvelles idées pour faire avancer le CNDS. Donc je pense avoir une marge de manœuvre, même si elle ne sera pas très importante, évidemment. Je ne me donne pas pour objectif, complètement irréaliste dans le contexte actuel, d'augmenter les moyens dédiés au sport dans le cadre de la politique gouvernementale et du CNDS. En revanche, il y a une marge de manœuvre quant à l'optimisation des moyens, la gouvernance ou la communication. J'espère avoir un pouvoir d'influence et d'impulsion, c'est pour cela que j'ai accepté la mission.

Justement, avec quelles idées arrivez-vous ?

Sur la gouvernance, il y a des choses qui peuvent être améliorées, c'est ce que j'ai compris, même si aujourd'hui en termes de consensus et de dialogue cela fonctionne plutôt bien. Il y a aussi la question des procédures à laquelle je suis sensible. Quand j'étais présidente de club, je me suis rendu compte de la complexité des procédures pour obtenir une subvention. Cette réforme est en cours et je la suivrai particulièrement. En termes de communication, je me suis rendu compte lors du premier conseil d'administration que le CNDS faisait beaucoup de choses que le grand public, voire les acteurs sportifs, ne connaît pas. L'Etat fait des choses, il convient de le faire savoir.

La voix délibérative des collectivités dans les commissions territoriales du CNDS est réclamée depuis des années et promise par les ministres successifs. Que comptez-vous faire pour la rendre effective ?

C'est la question de la gouvernance dont je vous parlais. Est-ce que j'en ferai une priorité ? Je ne décide pas toute seule dans mon coin, mais j'ai l'intention de m'y attaquer car pour moi les questions de gouvernance sont fondamentales. Il est important de tenir compte de l'avis des parties prenantes du CNDS, et donc des collectivités. Elles sont les premiers interlocuteurs du sport français. Ce sont elles qui sont sur le terrain.

Recentrage des subventions d'équipements, réduction des inégalités… Que pensez-vous des grandes orientations actuelles du CNDS ?

Concernant le financement des équipements sportifs, conformément au rapport de la Cour des comptes de 2013, le gouvernement s'est engagé pour optimiser les moyens disponibles, arrêter de saupoudrer et faire en sorte que les moyens soient plus efficaces, pour qu'il y ait un véritable effet de levier. Je rejoins tout à fait la position du ministre. Dans un contexte où les moyens sont moins importants, il est bon de faire en sorte que ces moyens soient plus efficaces. Je serai particulièrement sensible au fait que les choix faits par le CNDS parviennent effectivement à réduire les inégalités, que ce soit entre hommes et femmes, entre valides et non valides, entre les territoires, pas seulement dans les ZUS mais aussi dans les zones rurales.

Lors de votre premier conseil d'administration, le principe d'un soutien à l'association qui devrait finaliser la réflexion sur la candidature de Paris aux JO 2024 a été acté. De même, une subvention de 6 millions d'euros à la Maison nationale du handball, projet phare de la FFHB, a été décidée. Cela vous paraît-il cohérent avec le développement du sport pour tous ?

Oui, cela me paraît cohérent car le sport pour tous a aussi besoin des grands événements pour vivre et se développer. Les grands événements, c'est la vitrine. On nous fait les mêmes procès d'intention quand on est à la tête d'un club, entre le haut niveau et le sport pour tous, mais l'un ne va pas sans l'autre. Les grands événements internationaux sont des locomotives qui tirent le sport pour tous. Et le sport pour tous est fier quand il y a de grands événements internationaux en France. Idem avec les grands équipements, qui ne sont pas incompatibles avec le sport pour tous. J'y vois le maintien d'un lien entre sport pour tous et sport de haut niveau. Il faut aussi financer de grands équipements structurants, un mot qui dit bien ce qu'il veut dire. Un équipement comme la Maison du handball sera structurant au niveau territorial, ce n'est pas à négliger. C'est difficile à tenir avec des moyens réduits, mais en termes de principe, ce n'est pas du tout incompatible, bien au contraire.

Propos recueillis par Jean Damien Lesay

Source : Localtis



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